Lawak tak lucu…

25 04 2008


A joke really not funny. Frédéric Mauri, 41-year-trimmer toolmaker in society Altrad, Montpellier, killed himself on the evening of February 2, 2008, reveals “France-Soir”, two days after realising that the announcement of his promotion the rank of foreman was a hoax.

His wife, Anne-Marie, filed a complaint against the company for “bullying, degradation of working conditions may adversely affect the rights, dignity, health or the professional future of others.” Employee sixteen years since the same post, Frédéric Mauri, according to the minutes prepared by the police, was obsessed by the recognition of his work and a salary which was systematically refused since 2003.

On 17 January this year, one of his co-workers, trade union CFDT, it announced a promotion “to all members of the union and his team leader,” said the widow. Which states that they were not aware that Frederick, depressed and psychologically fragile, had already made several suicide attempts. “It’s as if they had shot at close range,” Anne-Marie attack Mauri. “They told him:” you see, this will be indicated on your next pay slip. ”

Suicide by drugs

Believing that a salary increase next, a skilled announcement soon the good news to his wife and warned her entire family. His joy lasts until January 31, the day when the same colleague admits that the promotion was announced bogus. Frédéric Mauri admitted to his wife that he was having, weeping, on February 2. According to the testimony of his wife, he participates on the same day at an evening pancakes with friends during which he is not concerned about the false promotion, but drink a lot. Once his friends parties and his wife lying, he gives himself to death absorbing medicines whose box is lodged next to his pay slip “in a staging morbid,” says Luc Kirkyacharian Me, counsel for the family.

A preliminary investigation was opened by the prosecutor and action prud’homale engaged, while the lawyer wants to make this case a “symbol of the lack of professional recognition of certain skilled employees.” According to him, the company has a heavy responsibility in the death of his client. When contacted by 20minutes.fr, the company Altrad has not so far responded to our questions.

Version Original:

Il se suicide après avoir cru être promu dans son entreprise

Une blague vraiment pas drôle. Frédéric Mauri, 41 ans, régleur-outilleur dans la société Altrad, à Montpellier, s’est donné la mort dans la soirée du 2 février 2008, révèle «France-Soir», deux jours après avoir appris que l’annonce de sa promotion au rang de contremaître était un canular.

Sa femme, Anne-Marie, a porté plainte contre l’entreprise pour «harcèlement moral, dégradation des conditions de travail pouvant porter atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui». Employé depuis seize ans au même poste, Frédéric Mauri, selon le procès-verbal établi par la police, était obsédé par la reconnaissance de son travail et une promotion salariale qui lui était systématiquement refusée depuis 2003.

Le 17 janvier dernier, un de ses collègues de travail, délégué syndical CFDT, lui annonce une promotion «devant l’ensemble des membres du syndicat et son chef d’équipe», indique la veuve. Laquelle précise qu’ils n’étaient pas sans savoir que Frédéric, dépressif et psychologiquement fragile, avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide. «C’est comme s’ils lui avaient tiré dessus à bout portant», attaque Anne-Marie Mauri. «Ils lui ont dit: “tu verras, ce sera indiqué sur ta prochaine fiche de paie”.»

Suicide par médicaments

Croyant à cette augmentation de salaire prochaine, l’ouvrier qualifié annonce aussitôt la bonne nouvelle à sa femme et prévient toute sa famille. Sa joie perdure jusqu’au 31 janvier, jour où ce même collègue avoue que la promotion annoncée est bidon. Frédéric Mauri avouera à sa femme s’être fait avoir, en pleurs, le 2 février. Selon le témoignage de son épouse, il participe le même jour à une soirée crêpes avec des amis au cours de laquelle il n’aborde pas le sujet de la fausse promotion, mais boit beaucoup. Une fois ses amis partis et sa femme couchée, il se donne la mort en absorbant des médicaments dont la boîte est déposée à côté de son bulletin de paie «dans une mise en scène morbide», précise Me Luc Kirkyacharian, l’avocat de la famille.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet et une action prud’homale engagée, tandis que l’avocat souhaite faire de cette affaire un «symbole de l’absence de reconnaissance professionnelle de certains salariés qualifiés». Selon lui, l’entreprise a une responsabilité lourde dans la mort de son client. Contactée par 20minutes.fr, la société Altrad n’a pas pour l’instant répondu à nos questions.

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Alexandre Sulzer


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